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Introduction
Tout
d'abord, la raison d'être de ce site web ou de Bomi-1
n'est pas plaider en faveur de la légalisation ou de
la criminalisation de cette drogue ou d'autres. Nous voulons
surtout expliquer comme les drogues agissent et quels en sont
les problèmes. Cela nous permet non seulement de mettre
en évidence une nouvelle fois la relation entre le
corps et l'esprit, mais aussi de pouvoir analyser les analogies
entre les problèmes avec l'alimentation et les problèmes
avec les drogues.
La définition typique des "drogues" est
celle de "substances utilisées comme stimulant
naturel pour produire des états psychiques anormaux"
(Encyclopédie Larousse). Selon l'électrobiochimie
de notre sentiment, presque toutes les influences externes
sur notre corps peuvent, d'après cette définition,
être considérées comme des effets de drogues,
de la musique à l'odeur des roses en passant par une
tasse de café.
Ce qui distingue les "drogues" d'autres substances et donc surtout que l'effet sur l'esprit et l'humeur s'accompagne d'un effet d'accoutumance. Vous pourrez dire évidemment que la bonne musique engendre aussi la dépendance, mais il faut faire une distinction quelque part. La question reste de savoir ce que l'on entend précisément par accoutumance.
Toxicomanie
Toutes les drogues ont des molécules d'information
analogues naturelles dans notre corps et les récepteurs
pour les "lire". Les endorphines
correspondent aux morphines
produites par le corps, les éléments actifs
de l'opium et de l'héroïne.
Ou les anandamides
au THC du corps, la substance active de la marihuana
et du cannabis.
Ou la sérotonine
au Prozac
et à l'Extasy
du corps.
Lorsque nous introduisons des drogues dans le corps, elles
entrent en compétition avec les "drogues"
endogènes. Ainsi, tant les récepteurs
que les centres de production sont submergés et ceux-ci
perdent en nombre et en activité. Lorsque l'effet de
la drogue n'agit plus, un sentiment de malaise se produit,
abaissant du même coup notre capacité physique
à bien nous sentir, sous forme de production drogues
endogènes et de leurs récepteurs. Il est possible
de ramener les récepteurs et les niveaux de production
à leur nombre et à leur activité naturels,
mais il s'agit d'un processus de longue durée, surtout
pour les drogues dures.
Quand nous prenons une cigarette, un joint, un verre de whisky, une pilule de prozac, etc., sans que cela constitue, disons, un élément d'un événement social divertissant ou qu'il s'agisse d'une prescription d'un médecin, cette action est souvent précédée d'une émotion négative. Il serait bien plus profitable de se pencher sur cette émotion et de voir comment s'en débarrasser. La drogue atténuera (généralement) à court terme le sentiment de malaise, mais à long terme il ne fera que se renforcer, comme décrit plus haut.
Et comme les drogues réduisent à long terme notre capacité naturelle à trouver le bonheur, elles exercent un effet d'accoutumance. Une caractéristique supplémentaire est, par exemple, l'augmentation du seuil de tolérance. Pour la plupart des drogues, cet effet se produit plus on les consomme, plus on en a besoin, précisément parce que le système naturel interagit de moins en moins.
Une autre façon encore de distinguer les drogues d'autres
substances est l'apparition d'effets secondaires qui peuvent
nuire à la santé. En cas d'accoutumance, ces
problèmes de santé peuvent se manifester violemment.
Un classique des produits engendrant une forte dépendance,
comme l'héroïne
et l'alcool, est que les intoxiqués
développent, sans la drogue, de gros problèmes
physiques.
Une fois encore, il ne s'agit pas de dire ici qui peut consommer des drogues et comment. Il n'y a pas de drogues douces et de drogues dures, il n'y a qu'une consommation douce et une consommation dure. Quelle est l'importance de la concentration en combinaison avec l'efficacité des ingrédients ? Pourquoi le produit est-il consommé ? Et surtout, comment le consommez-vous ?
Problématique des drogues, qualité de vie et alimentation
La problématique des drogues concerne aussi bien les drogues légales que les drogues illégales. Des victimes de l'alcool sur la route à la tristesse du toxico et dito pour la criminalité dans les gares ferroviaires. Et des intoxiqués végétatifs au prozac et au valium en passant par l'obésité et le cancer des poumons. La société moderne est confrontée à un énorme problème dans la relation entre le corps et l'esprit et la question est de savoir si seule la disponibilité des drogues en est la cause.
Quand nous examinons bien l'électro-biochimie du sentiment, en ce compris le fonctionnement des sens et l'influence de l'alimentation, nous arrivons à un tout autre constat :
Il manque tellement cruellement d'attention pour et d'informations sur nos sentiments et leur relation avec le corps et la qualité de la vie, que l'utilisation de moyens extrêmes pour corriger l'humeur n'en est qu'une conséquence logique, naturellement aidée par la large disponibilité de ces moyens.
Il est clair que nous ne pouvons vivre sans influencer nos
sentiments. Et il ressort de la problématique de l'effet
d'accoutumance des drogues que la seule façon d'aborder
ces influences, est une question de modération. Les
effets puissants ont à terme précisément
l'effet inverse à celui recherché. Une orientation
positive, douce et adéquate de l'électro-biochimie
de notre sentiment est la seule option et aussi une nécessité
pour ne pas devoir consommer des moyens plus puissants par
pauvreté émotionnelle.
Ce serait naturellement réducteur de ne voir notre
pensée et nos sentiments que comme une fonction de
notre biochimie. Quand on se sent fébrile, il faut
veiller en premier lieu à se reposer. La sérotonine
peut être tout aussi bien produite pure par des pensées
paisibles, cela ne nécessite pas de chocolat.
Vous en saurez davantage à ce sujet en lisant Notre
pensée n'est-elle alors que biochimie ?
Cependant, nous devons manger et, à la lumière
de ce qui précède, savoir ce que nous mangeons
et donc aussi choisir ce que nous mangeons. Dans la partie
L'alimentation et l'esprit,
nous abordons le problème de nombreux aliments consommés
comme drogues et les possibilités de réagir
positivement à l'influence de notre alimentation sur
l'esprit. Etant donné que nous devons, à cet
effet, faire référence à des drogues
spécifiques, voici un aperçu des principales
drogues légales et illégales :
Alcool
Marihuana,
cannabis, herbe, hasch
Prozac,
LSD & Extasy
Opium, héroïne
et morphine
Cocaïne,
caféine et taurine
Le tabac,
la nicotine et autres calmants
Smartdrugs et ecodrugs
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