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la viande rouge contient beaucoup d'adrénaline et, à plus forte raison, si les animaux ont éprouvé de fortes anxiétés avant leur abattage. La viande d'un porc élevé paisiblement auquel on tranche un jour la gorge sans prévenir, contiendra nettement moins d'adrénaline que celle d'un congénère qui, avant d'être abattu, est affolé par l'odeur de sang et les cris d'autres animaux à l'abattoir.
Quoi qu'il en soit, l'adrénaline est une sorte d'épénidrine produite sous le stress dans les glandes d'adrénaline. De même d'ailleurs que de nombreuses autres substances stimulantes comme la dopamine et la noradrénaline. Elles accélèrent le rythme cardiaque et augmentent la pression artérielle, la tension musculaire et la transformation des sucres. Elles vous préparent, en d'autres termes, à une réponse lutte-ou-fuite et peuvent s'avérer très utiles en cas de danger. Lorsque vous avez échappé comme piéton à une voiture passant en trombe, l'effet de l'adrénaline est bien perceptible, notamment sous forme de palpitations cardiaques. Beaucoup de gens pratiquent des sports dangereux pour le sentiment de vitalité que ces substances provoquent. Et beaucoup d'autres sont assis stressés derrière leur ordinateur après un beefsteak tendre, sans savoir ce qui leur arrive (bien que les ordinateurs aussi peuvent naturellement engendrer du stress).
Le problème de la viande rouge est que le système hormonal des mammifères correspond en grande partie à celui de l'homme. De même que l'effet de diverses hormones. Que vous receviez avec la viande une partie de la vie émotionnelle de l'animal, est clair pour ce qui concerne les hormones.
Et nous ne parlons pas encore de l'administration artificielle d'hormones.
Il est frappant de constater que plusieurs peptides importants apparaissent jusque dans les plus petits micro-organismes. Frappant parce qu'ils attribuent en réalité des émotions à ces organismes, même si elles sont plutôt inconscientes. Frappant aussi parce que cela signifie que tout aliment contient des peptides et que nous revenons ainsi au point de départ : toute nourriture est de la drogue, même la végétarienne. Lorsque nous comparons la situation concernant les molécules d'information entre la viande et la nourriture végétarienne, il apparaît toutefois clairement que le risque d'un déséquilibre est surtout très élevé dans la viande, dans des proportions naturelles, car les émotions peuvent être plus fortes chez les animaux que chez les plantes.
De plus, le végétarien ordinaire trouve plutôt vulgaire de couper dans le postérieur d'un porc mort, a fortiori de cuire et de manger cette viande. Un végétarien ressent rapidement des sentiments désagréables en voyant ou en sentant de la viande. Un végétarien ne doit donc même pas manger de la viande pour en éprouver des effets biochimiques désagréables...
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